La fable des couleurs

Supposons qu’une couleur ou jeu de couleurs exprime chaque ĂȘtre : ĂȘtre humain, ĂȘtre vivant, ĂȘtre tout court… Une infinitĂ© de couleurs, donc, pour une infinitĂ© d’ĂȘtres.

Dans cette hypothĂšse, voici ce que nous attendrions de la chromatique qu’elle mette en Ă©vidence :
– que chaque couleur ou jeu (chaque ĂȘtre) est nĂ©cessaire Ă  l’arc-en-ciel et l’univers ;
– l’harmonie possible de chaque ensemble ;
– comment chacun (couleur, ĂȘtre, ensemble) peut ĂȘtre renforcĂ© par les autres.

À nous tous qui, si souvent, tombons dans le repli sur soi – ainsi Narcisse – et le mauvais rapport Ă  l’autre, cette poĂ©sie de la couleur, langage Ă©lĂ©mentaire et universel, expĂ©rience autant thĂ©orique que pratique, cette chromatique n’est sans doute pas inutile. Car si la connaissance de soi est une condition nĂ©cessaire au bien de chacun, certes elle ne saurait ĂȘtre suffisante : chaleur, rĂ©confort, amour, bonheur, seul l’autre (autrui humain et autres de la nature, dans toutes leurs diffĂ©rences complĂ©mentaires) peut nous les offrir, tel une grĂące… À chacun, donc, de , le, la et les connaĂźtre, en bonne intelligence !

Le Caravage, Narcisse (ca. 1598)
Le Caravage, Narcisse (ca. 1598)
Johann Wenzel Peter, Adam et Ève au Paradis Terreste (ca. 1780-1829)
Caspar David Friedrich, Femme devant le coucher du soleil (ca. 1818)
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