La fable des couleurs
Supposons qu’une couleur ou jeu de couleurs exprime chaque être : être humain, être vivant, être tout court… Une infinité de couleurs, donc, pour une infinité d’êtres.
Dans cette hypothèse, voici ce que nous attendrions de la chromatique qu’elle mette en évidence :
– que chaque couleur ou jeu (chaque être) est nécessaire à l’arc-en-ciel et l’univers ;
– l’harmonie possible de chaque ensemble ;
– comment chacun (couleur, être, ensemble) peut être renforcé par les autres.
À nous tous qui, si souvent, tombons dans le repli sur soi – ainsi Narcisse – et le mauvais rapport à l’autre, cette poésie de la couleur, langage élémentaire et universel, expérience autant théorique que pratique, cette chromatique n’est sans doute pas inutile. Car si la connaissance de soi est une condition nécessaire au bien de chacun, certeselle ne saurait être suffisante : chaleur, réconfort, amour, bonheur, seul l’autre (autrui humain et autres de la nature, dans toutes leurs différences complémentaires) peut nous les offrir, tel une grâce… À chacun, donc, de le, la et les connaître, en bonne intelligence !



