L’Atelier du Grand Nuancier

L’Atelier du Grand Nuancier visera à prolonger collectivement et indéfiniment le work-in-progress éponyme initié en France par Kim R. Rebholz en 2023, une œuvre d’art que ce dernier désire offrir à la ville de Jérusalem / « lumière pour les nations », avec l’espoir qu’elle rayonnera comme une série de pierres précieuses pour l’édifice – un pont plutôt qu’un mur – d’une paix à la fois locale et mondiale à laquelle tous les “enfants d’Abraham” aspirent.

Cet atelier sera animé, en amont et aval de la construction du lieu dédié au Grand Nuancier, de pair avec l’organisation d’expositions temporaires de l’œuvre, en Terre sainte et ailleurs.

Espace de créativité collaborative privilégié, l’atelier incarnera le pouvoir transformateur de la couleur en faveur du dialogue, de la compréhension de l’autre, du respect mutuel et de l’harmonie – entre les hommes et avec l’environnement – au sein de notre “maison commune”.

L’Atelier du Grand Nuancier sera organisé autour de quatre moments clés :

  1. le travail manuel réalisé tous ensemble, dans toute sa simplicité et sa richesse ;
  2. la réflexion : notre tentative d’approche artistique de l’harmonie sera complétée par d’autres apports (scientifiques, religieux, philosophiques, éthiques, etc.) dans une perspective holistique (personnelle, interpersonnelle, humanité & nature) ; 
  3. l’exposition de l’œuvre collective au sein du lieu dédié et hors les murs ;
  4. l’engagement : les bonnes résolutions formulées à l’issue de l’atelier seront, dans la mesure du possible, mises en œuvre. 

L’Atelier du Grand Nuancier aura certes l’ambition d’être ouvert à tous, petits et grands de tous horizons, au nom des bienfaits de la couleur – langage universel : tombeur de barrières religieuses, culturelles, sociales et générationnelles – ainsi utilisée tous ensemble, comme une célébration chorale de la diversité et de l’unité.

Il n’en est pas moins vrai que l’atelier s’adressera en particulier aux membres respectifs de “parties en conflit”, à commencer, cela va de soi, par les communautés israéliennes, palestiniennes et autres de ce Moyen-Orient en proie (depuis les temps bibliques et plus que jamais aujourd’hui) à une extrême violence ; notre ambition assumée étant d’envisager, dans un contexte aussi difficile, à travers ce travail en commun de l’atelier, sinon les voies et moyens les plus assurés d’y parvenir, du moins la possibilité même de ce que l’on pourrait nommer en l’appelant de tous nos vœux – in memoriam Yitzhak Rabin et Yasser Arafat qui fréquemment utilisèrent cette expression au moment des accords d’Oslo – « la paix des braves ».

Tout ceci… comme une lueur d’espoir d’un règlement définitif de ce conflit régional, devenu (directement ou indirectement) mondial, sur la base d’une reconnaissance par toutes les parties du droit de chacun à exister et vivre en paix, comme individus et comme peuples. Conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies en son article premier : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. ». Avec également à l’esprit cette sagesse de Spinoza : « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice. ».